Depuis le 1er janvier 2024, il n'est plus possible d'ouvrir un PER individuel pour un enfant mineur (loi de finances 2024). Les PER déjà ouverts restent valides mais gelés jusqu'aux 18 ans. En 2026, les deux alternatives principales sont le PEAC (plafond 22 950 €, gains exonérés d'impôt) et l'assurance vie, plus souple.
- Ouvrir un PER pour un enfant mineur est interdit depuis le 1er janvier 2024 (loi de finances 2024).
- Les PER enfants ouverts avant 2024 restent valides, mais aucun versement n'est possible avant les 18 ans du titulaire.
- Le PEAC (Plan d'Épargne Avenir Climat) est l'alternative dédiée aux moins de 21 ans : plafond 22 950 €, gains exonérés d'impôt et de prélèvements sociaux.
- L'assurance vie reste l'option la plus souple pour épargner au nom d'un enfant, sans plafond de versement.
- Le PER français pèse 150,4 milliards € d'encours et 12,9 millions de titulaires fin 2025 (Ministère de l'Économie, 2026).
Beaucoup de parents cherchent à préparer l'avenir financier de leurs enfants et se demandent si le Plan d'Épargne Retraite (PER) reste une option. En 2026, la réponse est claire : le PER pour enfant mineur n'existe plus à l'ouverture. Ce guide fait le point sur la réglementation en vigueur et compare les alternatives réellement disponibles.
Pourquoi le PER pour enfant est-il supprimé en 2026 ?
La possibilité d'ouvrir un PER individuel au nom d'un enfant mineur a été supprimée par la loi de finances pour 2024, applicable depuis le 1er janvier 2024. Cette mesure reste en vigueur en 2026 : aucun établissement ne peut ouvrir un nouveau PER pour un mineur.
La raison est fiscale. Avant 2024, les versements sur le PER d'un enfant étaient déductibles du revenu imposable des parents, dans la limite de leur propre plafond. Ce mécanisme permettait de générer une économie d'impôt significative tout en constituant une épargne bloquée jusqu'à la retraite de l'enfant. Le législateur a jugé ce dispositif détourné de son objectif initial — préparer sa propre retraite.
Selon le Service Public, la souscription d'un PER individuel est désormais réservée aux personnes majeures. Les enfants mineurs ne peuvent donc plus en bénéficier, quel que soit le montant que les parents souhaitent verser.
« Depuis le 1er janvier 2024, la loi de finances a mis fin à la possibilité d'ouvrir un PER pour un mineur. En contrepartie, le législateur a créé le Plan d'Épargne Avenir Climat, spécifiquement destiné aux jeunes de moins de 21 ans. » — Synthèse réglementaire d'après le Ministère de l'Économie, 2026.
Que deviennent les PER enfants ouverts avant 2024 ?
Si vous avez ouvert un PER pour votre enfant avant le 1er janvier 2024, bonne nouvelle : le contrat n'est pas fermé. L'épargne déjà constituée reste investie et continue de fructifier selon les supports choisis (fonds euros, unités de compte).
En revanche, une contrainte majeure s'applique : aucun nouveau versement ne peut être effectué tant que le titulaire est mineur. Le plan est donc « gelé » en apport, mais pas en performance. À ses 18 ans, l'enfant devient pleinement titulaire et peut reprendre les versements — ou décider de transférer, débloquer ou conserver le plan.
Concrètement, un PER enfant ouvert en 2023 avec 5 000 € versés continuera de croître jusqu'à la majorité, mais la famille ne pourra plus l'alimenter d'ici là. C'est pourquoi la plupart des parents concernés basculent leurs nouveaux versements vers une alternative active.
Quelle alternative au PER pour épargner au nom d'un enfant ?
Deux solutions se démarquent en 2026 pour épargner au bénéfice d'un enfant, chacune avec sa logique.
Le PEAC : le successeur direct
Le Plan d'Épargne Avenir Climat (PEAC) a été créé précisément pour remplacer le PER enfant. Réservé aux jeunes de moins de 21 ans, il affiche un plafond de versement de 22 950 € — identique à celui du Livret A. Selon economie.gouv.fr, les gains et plus-values réalisés sont exonérés d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux.
Son rendement n'est pas fixé par l'État : il dépend des fonds (orientés transition écologique) dans lesquels l'épargne est investie. Les fonds sont bloqués jusqu'aux 18 ans de l'enfant, sauf cas exceptionnels (invalidité, décès d'un parent).
L'assurance vie : la plus souple
L'assurance vie ouverte au nom d'un enfant (ou par les parents pour lui) reste l'option la plus flexible. Aucun plafond de versement, un cadre fiscal avantageux après 8 ans, et la possibilité de transmettre un capital via une clause bénéficiaire. Elle est idéale pour financer les études, un premier logement ou tout projet de jeune adulte.
Comment choisir entre PEAC et assurance vie pour son enfant ?
Le choix dépend de votre horizon et de votre tolérance au blocage des fonds. Le tableau ci-dessous compare les trois dispositifs, dont le PER enfant à titre historique.
| Critère | PER enfant | PEAC | Assurance vie |
|---|---|---|---|
| Ouverture en 2026 | Impossible (supprimé) | Oui (moins de 21 ans) | Oui, sans limite d'âge |
| Plafond de versement | — | 22 950 € | Aucun |
| Fiscalité des gains | Imposés à la sortie | Exonérés (IR + prélèvements sociaux) | Avantageuse après 8 ans |
| Blocage des fonds | Jusqu'à la retraite | Jusqu'aux 18 ans | Disponible à tout moment |
| Objectif principal | Retraite (obsolète) | Épargne longue jeune | Projets, transmission |
En résumé : le PEAC convient si vous visez une épargne longue, fiscalement optimisée et que le blocage jusqu'à 18 ans ne vous gêne pas. L'assurance vie s'impose si vous voulez de la flexibilité, un montant élevé ou une logique de transmission. Pour préparer votre propre retraite en parallèle, le PER individuel adulte reste l'outil de référence — voir notre guide de la défiscalisation via le PER et notre comparatif PER ou assurance vie 2026. Pour approfondir le fonctionnement du plan retraite, consultez aussi les ressources d'infoper.fr.
Le PER reste-t-il un placement pertinent en 2026 ?
Pour les adultes, oui, sans conteste. Le marché confirme son attractivité : au 31 décembre 2025, la France comptait 12,9 millions de titulaires de PER pour 150,4 milliards d'euros d'encours, en progression de 20 % sur l'année (Ministère de l'Économie, 2026). Le PER individuel représente à lui seul 88,5 milliards d'euros, en hausse de 21 %.
Le principal avantage fiscal demeure : les versements sont déductibles du revenu imposable dans la limite de 10 % des revenus professionnels, et cette économie d'impôt échappe au plafonnement global des niches fiscales (10 000 € par an et par foyer). Pour un parent fortement imposé, alimenter son propre PER puis transmettre ultérieurement peut être plus efficace qu'un PEAC au nom de l'enfant.
La stratégie gagnante en 2026 pour préparer l'avenir d'un enfant combine souvent deux étages : un PEAC ou une assurance vie au nom de l'enfant pour l'épargne dédiée, et un PER individuel adulte pour l'optimisation fiscale du foyer.